Vous venez de repérer la mention « tm en 125 » sur un disjoncteur ou un schéma électrique et vous vous demandez à quoi elle correspond exactement ? Cette inscription renvoie à un type précis de déclenchement thermique et magnétique, étroitement lié au calibre 125 A. Il s’agit d’une information technique essentielle pour garantir la sécurité et la conformité de votre installation électrique. Nous allons clarifier rapidement son sens pratique, puis détailler comment l’utiliser et l’interpréter correctement dans vos installations, que vous soyez professionnel ou simple curieux du fonctionnement électrique.
Comprendre tm en 125 dans le contexte des disjoncteurs

Avant de choisir ou dépanner un disjoncteur, il est essentiel de comprendre ce que recouvrent les marquages comme « tm » associés à un calibre 125 A. Ils conditionnent directement la protection des lignes électriques, la sélectivité entre appareils et le comportement du matériel en cas de surintensité. Cette compréhension vous évitera des erreurs coûteuses lors de vos interventions.
Comment interpréter précisément la mention tm en 125 sur un disjoncteur
Cette indication associe un déclenchement thermique et magnétique (d’où l’abréviation TM) à un courant nominal de 125 ampères. Concrètement, cela décrit la manière dont le disjoncteur protège contre deux types de défauts distincts : les surcharges prolongées via le module thermique, et les courts-circuits via le module magnétique.
Le chiffre 125 correspond au calibre maximum que le disjoncteur peut supporter en fonctionnement continu sans déclencher. Cette valeur doit être choisie en cohérence avec la section des câbles raccordés et la puissance de l’installation protégée. Un disjoncteur tm en 125 convient typiquement aux tableaux principaux de bâtiments tertiaires, petits ateliers ou installations résidentielles collectives.
Lien entre tm en 125, courbe de déclenchement et thermique magnétique
La mention tm en 125 s’inscrit dans la logique des courbes de déclenchement standardisées. Ces courbes, désignées par les lettres B, C, D ou Z selon les fabricants, déterminent la rapidité de coupure en fonction du multiple du courant nominal.
Le module thermique réagit aux surcharges modérées : il s’échauffe progressivement quand l’intensité dépasse le calibre de 125 A pendant plusieurs secondes ou minutes, jusqu’à déclencher mécaniquement le disjoncteur. Le module magnétique, lui, agit instantanément dès que l’intensité atteint un seuil très élevé, caractéristique d’un court-circuit franc. Par exemple, avec une courbe C, le déclenchement magnétique intervient entre 5 et 10 fois le courant nominal, soit entre 625 et 1 250 A pour un tm en 125.
Cette double protection garantit la sécurité des personnes et des biens en adaptant la vitesse de coupure à la nature du défaut.
Différence entre tm en 125 et autres calibres de disjoncteurs basse tension
Par rapport à des calibres plus faibles comme 32 A, 63 A ou 100 A, un disjoncteur tm en 125 vise des installations plus puissantes. Les contraintes thermiques sur les câbles sont accrues, nécessitant des sections conductrices plus importantes pour éviter l’échauffement.
| Calibre | Section minimale indicative (cuivre) | Usage typique |
|---|---|---|
| 32 A | 6 mm² | Circuits cuisine, prises spécialisées |
| 63 A | 16 mm² | Tableau divisionnaire, gros appareil |
| 125 A | 35 à 50 mm² | Arrivée principale, tableau tertiaire |
Le pouvoir de coupure requis est également supérieur, car les défauts en tête d’installation génèrent des courants de court-circuit potentiellement plus importants. Il est donc crucial de ne pas transposer les logiques de choix du résidentiel léger vers ce calibre, sous peine de sous-dimensionnement dangereux.
Choisir un disjoncteur tm en 125 adapté à votre installation

Au-delà de la simple lecture du marquage, le bon disjoncteur 125 A se choisit en fonction de multiples paramètres : section de câble, nature de la charge, régime de neutre et schéma de protection global. Une erreur à ce niveau peut entraîner échauffements, déclenchements intempestifs ou, pire, absence de protection efficace lors d’un défaut réel.
Quels critères vérifier avant d’installer un disjoncteur tm en 125 A
Avant toute installation, commencez par contrôler la section des conducteurs : elle doit supporter au minimum 125 A en continu selon les conditions de pose (câble en gaine, en chemin de câbles, enterré, etc.). Consultez les abaques de la norme NF C 15-100 ou les tableaux constructeurs pour obtenir cette information.
Vérifiez ensuite le pouvoir de coupure (Icu ou Icn), exprimé en kiloampères. Ce paramètre indique la capacité du disjoncteur à couper un courant de court-circuit maximal. Dans un tableau principal alimenté directement par le transformateur ou le compteur, un pouvoir de coupure de 10 kA minimum est souvent requis, voire 15 à 25 kA en zone urbaine dense.
Assurez-vous que la courbe de déclenchement correspond au profil de charge : courbe C pour usages courants, courbe D pour charges inductives importantes comme des moteurs ou transformateurs. Enfin, contrôlez la compatibilité avec le régime de neutre de l’installation (TT, TN, IT) et les protections différentielles associées.
tm en 125 et dimensionnement des câbles : quels repères pratiques suivre
Un calibre 125 A impose une section minimale de câble cohérente avec les normes en vigueur. Pour du cuivre, on part généralement sur 35 mm² minimum en pose classique, pouvant monter à 50 mm² ou plus si la longueur de ligne est importante ou si la température ambiante dépasse 30 °C.
Il faut également croiser trois paramètres : l’intensité admissible du câble, la longueur de ligne et la chute de tension acceptable. En pratique, pour limiter la chute de tension à 3 % (valeur courante en distribution principale), une ligne de 50 mètres alimentant 125 A nécessitera facilement du 50 mm² en cuivre.
Les électriciens se réfèrent aux abaques des fabricants de câbles (Nexans, Prysmian, etc.) ou aux annexes de la NF C 15-100 pour sécuriser ce dimensionnement. Un sous-dimensionnement expose à un échauffement excessif, voire un départ de feu, même si le disjoncteur ne déclenche pas.
Pourquoi le choix de la courbe et du tm en 125 influence vos déclenchements
Une même intensité nominale de 125 A peut se comporter très différemment selon la courbe choisie. Sur des charges à fort courant d’appel, comme un moteur triphasé de plusieurs dizaines de kW, une courbe C standard risque de déclencher au démarrage, car l’appel peut atteindre 6 à 8 fois le courant nominal pendant quelques secondes.
Dans ce cas, opter pour une courbe D ou un réglage magnétique plus élevé évite ces déclenchements intempestifs tout en conservant la protection contre les courts-circuits francs. À l’inverse, sur une installation purement résistive (chauffage, éclairage), une courbe C suffit et offre une meilleure protection contre les défauts de faible intensité.
Adapter le couple tm en 125 + courbe au profil de charge garantit à la fois la continuité de service et la sécurité des personnes et équipements.
Utilisation et réglages d’un disjoncteur tm en 125 en situation réelle
Une fois le matériel choisi, la question devient très concrète : comment régler, paramétrer et exploiter un disjoncteur tm en 125 au quotidien ? Entre les curseurs de réglage thermique, les seuils magnétiques et les enjeux de sélectivité, les hésitations sont fréquentes sur le terrain.
Comment régler la partie thermique et magnétique d’un tm en 125
Sur un modèle réglable, la partie thermique se calibre généralement autour de l’intensité nominale de la ligne, souvent légèrement inférieure à 125 A pour protéger efficacement le câble. Par exemple, avec un câble dimensionné pour 120 A en continu, vous réglez le déclencheur thermique sur 120 A pour éviter tout échauffement excessif.
La partie magnétique se règle plus haut, typiquement entre 5 et 10 fois le réglage thermique selon la courbe. Sur certains disjoncteurs électroniques haut de gamme, vous pouvez ajuster finement ce seuil via des molettes ou un afficheur numérique. L’objectif est de ne déclencher instantanément qu’en cas de fort défaut, sans couper intempestivement sur un appel de courant légitime.
Respectez scrupuleusement les préconisations constructeur et documentez vos réglages dans le schéma électrique pour faciliter la maintenance future.
tm en 125, sélectivité et coordination avec les protections amont et aval
La sélectivité vise à ce que seule la protection la plus proche du défaut déclenche, laissant le reste de l’installation alimenté. Avec un disjoncteur tm en 125 en tête de tableau, il faut coordonner les courbes et temporisations avec les appareils en amont (disjoncteur de branchement) et en aval (disjoncteurs divisionnaires 32 A, 63 A, etc.).
Concrètement, si un défaut survient sur un circuit terminal protégé par un 32 A courbe C, ce dernier doit déclencher avant que le 125 A ne réagisse. Les fabricants publient des tableaux de sélectivité indiquant jusqu’à quelle intensité de défaut cette coordination est garantie. Une bonne coordination limite l’arrêt global de l’installation pour un incident localisé, enjeu majeur en milieu tertiaire et industriel.
Dans certains cas, l’utilisation de disjoncteurs sélectifs ou temporisés en amont améliore la discrimination. Consultez les notices techniques et les outils de calcul en ligne des fabricants comme Schneider Electric, Legrand ou ABB pour valider votre schéma.
Dans quels cas un tm en 125 est-il surdimensionné ou inadapté
Un calibre 125 A est surdimensionné si la section de câble, la puissance installée ou l’usage ne justifient pas un tel courant nominal. Par exemple, alimenter un simple tableau divisionnaire domestique de 45 A avec un disjoncteur tm en 125 exposera les câbles à un défaut prolongé sans déclenchement, car le seuil thermique sera trop élevé.
À l’inverse, il peut être inadapté sur des circuits très sensibles, où une protection plus fine (électronique, différentielle 30 mA) est nécessaire pour les appareils terminaux. Dans le doute, revisitez le schéma de distribution et envisagez un calibre intermédiaire (100 A, 80 A) ou un fractionnement de l’installation en plusieurs départs mieux protégés.
Un diagnostic énergétique ou un audit électrique par un professionnel qualifié vous aidera à trancher en toute sécurité.
Sécurité, normes et bonnes pratiques autour du marquage tm en 125
Derrière une mention technique comme tm en 125, il y a surtout des enjeux de sécurité électrique et de conformité réglementaire. Un mauvais interprétation de ce marquage peut sembler bénin jusqu’au jour où un défaut sérieux survient, mettant en danger personnes et biens.
Quelles sont les obligations normatives liées à un disjoncteur tm en 125
Les disjoncteurs tm en 125 doivent répondre aux normes produits en vigueur, notamment la NF EN 60947-2 pour le matériel industriel basse tension. Cette norme définit les caractéristiques de construction, les essais de type et les marquages obligatoires. Côté installation, la NF C 15-100 encadre le dimensionnement, la sélectivité et les règles de pose en France.
Les notices constructeurs font partie intégrante du cadre normatif : elles précisent les conditions d’emploi, les couples de serrage, les réglages autorisés et les limites d’utilisation. S’y conformer protège légalement l’installateur et l’exploitant en cas d’incident, et facilite les contrôles par les organismes agréés (Consuel, bureaux de contrôle).
En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un bureau d’études spécialisé ou un organisme de contrôle indépendant pour valider votre installation avant mise en service.
Comment vérifier sur site qu’un tm en 125 reste correctement adapté dans le temps
Au fil des années, les charges, extensions de circuits et conditions d’exploitation peuvent évoluer. Il est utile de contrôler périodiquement le taux de charge réel via une pince ampèremétrique ou un analyseur de réseau : si l’intensité mesurée dépasse régulièrement 80 % du calibre, un réajustement s’impose.
Contrôlez également la température des câbles et des bornes : un échauffement anormal trahit un serrage insuffisant, une oxydation ou une section sous-dimensionnée. Les déclenchements récurrents sans cause apparente doivent vous alerter sur une éventuelle inadéquation entre le réglage et la charge réelle.
Ces vérifications simples, réalisables lors des maintenances préventives annuelles, permettent d’anticiper un réajustement éventuel du calibre ou des réglages, avant qu’un incident sérieux ne survienne.
Bonnes pratiques terrain pour manipuler et entretenir un disjoncteur tm en 125
Avant toute intervention, consignez l’installation selon la norme NF C 18-510 : coupure, condamnation, vérification d’absence de tension et mise à la terre si nécessaire. Un disjoncteur 125 A véhicule des puissances importantes, et une erreur de manipulation peut provoquer un arc électrique violent.
Lors des maintenances, effectuez un contrôle visuel des bornes amont et aval, vérifiez le serrage au couple prescrit (souvent autour de 10 à 15 Nm pour ce calibre) et inspectez l’absence de traces de surchauffe, de noircissement ou de déformation du boîtier. Si le disjoncteur a déclenché suite à un défaut, testez-le hors tension et examinez le circuit protégé avant de le réarmer.
Tenez à jour la documentation de l’installation (schémas unifilaires, réglages, historique d’interventions) : cela facilite tout diagnostic lié au comportement du tm en 125 et assure la traçabilité réglementaire. En cas de remplacement, choisissez un modèle de caractéristiques équivalentes ou supérieures, et vérifiez la compatibilité mécanique avec le tableau existant.
En résumé, la mention tm en 125 sur un disjoncteur désigne un appareil à déclenchement thermique et magnétique calibré pour 125 ampères, adapté aux installations de puissance moyenne à forte. Bien le choisir, le régler et l’entretenir garantit la sécurité et la continuité de service de votre installation électrique. En cas de doute, faites toujours appel à un professionnel qualifié pour valider vos choix techniques et réglementaires.
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