Vous devez élaborer un plan d’aménagement du trafic pour une L1H1 et vous ne savez pas par où commencer ? Ce guide structuré vous aide à comprendre les attentes, à organiser vos idées et à produire un dossier clair, crédible et conforme aux contraintes techniques. Vous y trouverez une méthode pas à pas, des exemples concrets et les points que les instructeurs ou services techniques regardent en priorité. Que vous travailliez pour une collectivité, un bureau d’études ou un aménageur, cette démarche vous permettra de structurer votre réflexion et de présenter un projet convaincant.
Comprendre le contexte d’un plan d’aménagement trafic l1h1
Avant de tracer un seul trait, il est indispensable de cadrer votre projet de plan de circulation. Cette partie vous aide à clarifier l’objectif de l’étude, le périmètre concerné et les contraintes spécifiques liées à une voie L1H1. Vous pourrez ainsi construire un dossier pertinent, adapté au terrain et aux attentes réglementaires.
Clarifier le périmètre : que recouvre exactement une section l1h1 concernée
Un plan d’aménagement trafic L1H1 suppose de bien délimiter l’axe, ses raccordements et ses abords. Commencez par identifier la nature de la voie : s’agit-il d’une route départementale, d’une voie communale ou d’un axe urbain structurant ? Précisez ensuite la longueur du tronçon étudié, généralement entre 500 mètres et 3 kilomètres selon les projets.
Décrivez le trafic actuel en termes simples : combien de véhicules circulent quotidiennement, quels types d’usagers fréquentent la voie (particuliers, poids lourds, transports en commun), et à quels horaires les pics de circulation se produisent. Par exemple, une L1H1 en entrée d’agglomération peut accueillir 8 000 véhicules par jour avec des pointes entre 7h30 et 9h puis entre 17h et 19h.
Situez clairement la zone étudiée sur un plan de situation à l’échelle appropriée. Indiquez les intersections principales, les zones d’activité riveraines (commerces, écoles, zones industrielles) et les points d’accès sensibles. Cette cartographie initiale permettra à tous les intervenants de visualiser immédiatement le contexte du projet.
Identifier les objectifs de l’aménagement trafic et les priorités du projet
Formulez en quelques points ce que doit résoudre ou améliorer votre plan aménagement trafic. Les objectifs typiques comprennent la fluidification du trafic aux heures de pointe, la réduction des accidents aux carrefours à risque, la sécurisation des traversées piétonnes devant les établissements scolaires, ou l’anticipation d’une augmentation de capacité liée à un nouveau lotissement.
Hiérarchisez ces objectifs selon leur importance et leur urgence. Un exemple de priorisation pourrait être :
- Sécuriser le passage piéton devant le groupe scolaire (enjeu sécuritaire immédiat)
- Améliorer la visibilité au carrefour avec la RD 12 (trois accidents en deux ans)
- Préparer l’absorption de 300 véhicules supplémentaires liés au projet de zone commerciale
- Intégrer un cheminement cyclable continu vers le centre-bourg
Cette hiérarchisation guide ensuite vos choix techniques et aide à justifier les investissements auprès des décideurs. Elle montre aussi que vous avez compris les véritables enjeux du territoire.
Quels acteurs impliquer autour du plan d’aménagement circulation l1h1
Un dossier sérieux de plan de circulation s’appuie sur des échanges avec les parties prenantes. Identifiez d’abord les services techniques de la collectivité gestionnaire de la voie, qui connaissent l’historique des aménagements et les contraintes de maintenance. Associez ensuite la police municipale ou la gendarmerie, qui disposent des données d’accidentologie et peuvent signaler les comportements à risque observés.
Consultez également les exploitants de réseaux (eau, assainissement, électricité) pour éviter les conflits lors des travaux, et les services de transport en commun si des lignes de bus empruntent la L1H1. N’oubliez pas les associations d’usagers ou de riverains, qui apportent un regard concret sur les pratiques quotidiennes et les zones de tension.
Résumez le rôle de chacun dans un tableau de gouvernance :
| Acteur | Rôle dans le projet | Moment d’intervention |
|---|---|---|
| Service voirie | Validation technique et budget | Cadrage initial et validation finale |
| Police / Gendarmerie | Accidentologie et retours terrain | Diagnostic et avis sécurité |
| Exploitants réseaux | Contraintes sous-sol | Phase conception et travaux |
| Associations usagers | Besoins et retours d’usage | Concertation diagnostic |
Analyser l’existant pour bâtir un plan de circulation solide

Un bon plan d’aménagement trafic commence par un diagnostic complet de l’existant. Cette étape vous permet de décrire la situation actuelle, de quantifier les flux et de repérer précisément les points noirs. Vous disposerez ensuite d’une base factuelle pour justifier chaque choix de réaménagement.
Comment réaliser un diagnostic trafic pertinent sur une section l1h1
Présentez les comptages de véhicules en distinguant les différentes périodes de la journée et de la semaine. Un comptage automatique sur sept jours permet d’identifier les tendances : trafic moyen journalier (TMJ), heures de pointe du matin et du soir, variations entre jours ouvrés et week-end. Par exemple, une L1H1 peut afficher un TMJ de 6 500 véhicules en semaine et seulement 3 200 le dimanche.
Précisez les méthodes utilisées : compteurs pneumatiques, boucles électromagnétiques ou relevés manuels aux carrefours complexes. Les comptages manuels permettent de détailler la composition du trafic (pourcentage de poids lourds, présence de deux-roues motorisés) et d’observer les mouvements tournants aux intersections.
Mettez en évidence les tendances marquantes qui justifient un aménagement : augmentation du trafic de 15 % en trois ans, forte présence de véhicules lourds liée à une carrière proche, ou déséquilibre des flux selon le sens de circulation. Ces éléments chiffrés donnent du poids à votre démonstration.
Repérer les dysfonctionnements de circulation qui justifient un réaménagement
Décrivez les congestions récurrentes en précisant leur localisation et leur durée. Un carrefour peut par exemple accumuler 200 mètres de file d’attente chaque matin entre 8h et 8h30, générant des reports de circulation sur les voies secondaires riveraines. Identifiez aussi les conflits de mouvements : tourne-à-gauche dangereux, insertions difficiles depuis les voies latérales, ou manque de visibilité à l’approche des ronds-points.
Localisez ces dysfonctionnements sur un schéma ou un croquis simple avec des pictogrammes clairs : point rouge pour les zones accidentogènes, flèche orange pour les congestions, triangle pour les problèmes de visibilité. Cette représentation graphique rend les enjeux immédiatement lisibles, même pour un élu ou un habitant non technicien.
Reliez chaque point critique à un enjeu clair :
- Sécurité : passage piéton mal éclairé devant l’arrêt de bus, trois accidents corporels en deux ans
- Fluidité : feu tricolore sous-dimensionné saturant en heure de pointe
- Confort : revêtement dégradé générant bruit et vibrations pour les riverains
- Accessibilité : absence de traversée sécurisée sur 800 mètres entre deux carrefours
Prendre en compte les contraintes physiques, réglementaires et environnementales
Un plan aménagement trafic L1H1 doit tenir compte de la largeur disponible entre façades ou emprises, qui conditionne la possibilité de créer des voies supplémentaires ou des aménagements cyclables. Mesurez précisément les espaces : une chaussée de 6 mètres permet deux voies de 3 mètres, mais l’ajout de bandes cyclables nécessite au minimum 8,50 mètres.
Mentionnez la topographie : pentes supérieures à 4 % qui peuvent compliquer les traversées piétonnes, courbes serrées limitant la visibilité, ou points bas sujets aux inondations. Relevez aussi l’existant bâti : murs en limite de propriété rendant impossible l’élargissement, alignements d’arbres protégés, ou façades commerciales avec livraisons fréquentes.
Résumez les règles applicables dans un tableau synthétique :
| Type de contrainte | Description | Impact sur le projet |
|---|---|---|
| Vitesse limite | 50 km/h en agglomération | Dimensionnement visibilité et signalisation |
| Accessibilité PMR | Passages piétons conformes | Largeur 2,40 m, ressauts 2 cm max |
| Protection environnement | Haies bocagères classées | Maintien impératif, adaptation tracé |
| Réseaux enterrés | Canalisation AEP DN 300 | Profondeur min. 80 cm, éviter déplacement |
Concevoir le plan d’aménagement trafic l1h1 étape par étape

Une fois le diagnostic posé, vient le cœur du travail : la conception du plan de circulation et des aménagements associés. Cette partie détaille comment organiser les mouvements, choisir la signalisation et intégrer les usagers vulnérables. L’objectif est de proposer des solutions cohérentes, argumentées et réalistes pour votre L1H1.
Structurer les mouvements de circulation et l’organisation fonctionnelle de la l1h1
Expliquez clairement les choix de sens de circulation, de voies dédiées et de priorités. Sur une L1H1 bidirectionnelle standard, vous pouvez maintenir une voie par sens de 3,50 mètres, créer un îlot central de 1,50 mètre pour les tourne-à-gauche aux intersections principales, et ajouter des bandes cyclables de 1,50 mètre de chaque côté si la largeur totale atteint 10 mètres.
Justifiez la répartition spatiale en montrant comment elle répond aux problèmes identifiés dans le diagnostic. Par exemple, l’îlot central supprime les conflits observés entre les véhicules tournant à gauche et le trafic direct, réduisant le risque d’accident en ciseau. Les bandes cyclables offrent une alternative sécurisée aux 150 cyclistes quotidiens actuellement mêlés au trafic motorisé.
Détaillez les régimes de priorité aux carrefours : maintien d’un stop si la visibilité reste limitée, passage en cédez-le-passage si l’aménagement améliore les angles de vue, ou création d’un mini-giratoire pour fluidifier un carrefour complexe à quatre branches. Chaque choix doit être relié à un objectif de sécurité ou de capacité mesurable.
Comment intégrer la signalisation verticale et horizontale dans le plan trafic
Décrivez les principaux panneaux, marquages au sol et dispositifs de guidage prévus. Commencez par les panneaux d’entrée d’agglomération ou de changement de limitation de vitesse, essentiels pour prévenir les usagers. Ajoutez les panneaux de direction aux carrefours, les stops ou cédez-le-passage, et les panneaux de danger (virage, passage piéton) là où le diagnostic a révélé des risques.
Précisez les emplacements clés sur un plan de signalisation : 150 mètres avant le carrefour principal pour le panneau de présélection, 50 mètres avant pour le panneau de direction, puis rappel immédiat au droit de l’intersection. Pour les marquages au sol, indiquez la largeur des lignes axiales (3 u soit 15 cm pour une ligne continue), les zébras de neutralisation, et les flèches directionnelles en amont des carrefours.
Veillez à montrer la cohérence entre signalisation, limitations de vitesse et géométrie de la L1H1. Si vous abaissez la vitesse de 70 à 50 km/h à l’entrée du bourg, accompagnez cette mesure par un aménagement physique : rétrécissement visuel de la chaussée grâce à des barrières basses, plantation d’alignements d’arbres, ou création d’un plateau surélevé. La signalisation seule ne suffit jamais à faire respecter une limitation.
Sécurité des piétons et modes doux : quels aménagements privilégier ici
Identifiez les traversées piétonnes en fonction des générateurs de flux : établissements scolaires, arrêts de bus, commerces de proximité. Prévoyez un passage piéton au minimum tous les 300 mètres en zone urbaine, avec une visibilité de 50 mètres en approche si la vitesse autorisée est de 50 km/h. Devant un groupe scolaire, installez un plateau surélevé qui contraint les conducteurs à ralentir.
Mentionnez les dispositifs de protection adaptés au contexte : refuges centraux d’au moins 2 mètres de large pour permettre la traversée en deux temps, avancées de trottoir réduisant la largeur à franchir de 10 à 6 mètres, garde-corps empêchant les traversées dangereuses hors passages matérialisés, et éclairage renforcé assurant 20 lux au sol pour une bonne visibilité nocturne.
Pour les cheminements cyclables, privilégiez la continuité sur tout le linéaire de la L1H1. Si la largeur ne permet pas de bandes cyclables partout, créez au moins des pictogrammes vélos sur la chaussée rappelant aux automobilistes la présence possible de cyclistes, et des sas vélo aux feux pour faciliter le tourne-à-gauche. Mettez en avant la réduction des conflits avec les flux motorisés : le séparation physique des circulations diminue les accidents de 40 % selon les retours d’expérience sur des aménagements similaires.
Présenter et finaliser votre dossier de plan aménagement trafic l1h1
Un contenu technique solide ne suffit pas : votre plan doit être lisible et convaincant pour les lecteurs non spécialistes. Cette dernière partie vous aide à structurer le dossier, valoriser les bénéfices attendus et préparer la mise en œuvre. Vous disposerez d’une trame claire pour boucler et défendre votre projet.
Comment structurer le dossier écrit pour qu’il soit clair et exploitable
Organisez le document en parties courtes et autonomes : une page de contexte rappelant l’origine du projet et les acteurs, trois à quatre pages de diagnostic avec les comptages et dysfonctionnements, cinq à six pages de propositions d’aménagement détaillées, et une page de phasage et budget. Chaque partie doit pouvoir se lire indépendamment pour qu’un élu ou un technicien pressé trouve rapidement l’information recherchée.
Utilisez des plans, coupes et schémas pour illustrer les points importants du plan de circulation. Un plan général au 1/2000e situe les aménagements sur l’ensemble de la L1H1, des zooms au 1/500e détaillent les carrefours complexes, et des coupes en travers montrent la répartition de l’espace : 1,50 m de trottoir, 1,50 m de bande cyclable, 3,50 m de voie de circulation, etc. Ces documents graphiques doivent être simples, avec peu de couleurs et des légendes explicites.
Soignez les légendes et les titres pour qu’un lecteur comprenne l’essentiel en quelques minutes. Un bon titre de plan précise le sujet et l’échelle : « Aménagement de la RD 42 entre le carrefour de la Mairie et le pont de la Forge – Plan masse 1/1000 ». Une légende claire distingue l’existant (gris) des aménagements projetés (couleur), et indique les symboles : triangle rouge pour les panneaux, rectangle bleu pour les passages piétons, etc.
Argumenter les choix d’aménagement et valoriser les gains attendus
Reliez chaque mesure d’aménagement trafic aux problèmes qu’elle résout ou atténue. Montrez que le refuge central au carrefour de l’école élimine le conflit observé entre les piétons et les véhicules tournant à gauche, responsable de deux accidents légers en deux ans. Expliquez que l’élargissement à 3,50 mètres des voies de circulation permet aux poids lourds de se croiser sans empiéter sur les bandes cyclables, réduisant le sentiment d’insécurité des cyclistes.
Mettez en avant les bénéfices en termes de sécurité, de fluidité et de lisibilité de la L1H1. La création d’un giratoire à la place d’un carrefour en croix complexe diminue les points de conflit de 32 à 8, divisant par quatre le risque d’accident. L’ajout d’une voie de tourne-à-gauche à l’intersection principale supprime les files d’attente de 150 mètres observées aux heures de pointe, améliorant le temps de parcours de 3 minutes en moyenne.
Si possible, illustrez avec quelques ordres de grandeur tirés de projets similaires : diminution de 30 % des accidents corporels après aménagement d’un plateau ralentisseur devant une école, augmentation de 20 % de la part modale vélo suite à la création de bandes cyclables continues, ou réduction de 40 % des excès de vitesse grâce à un rétrécissement visuel de la chaussée. Ces références concrètes renforcent la crédibilité de votre proposition.
Anticiper la phase de mise en œuvre et le suivi du plan de circulation
Prévoyez les étapes de réalisation pour montrer que le projet est opérationnel. Listez les études complémentaires nécessaires : relevé topographique précis, sondages géotechniques si des terrassements importants sont prévus, ou étude de structure de chaussée pour vérifier la tenue aux charges. Indiquez ensuite le phasage des travaux : préparation et déviation du trafic, réalisation des réseaux, travaux de voirie, signalisation et marquage, puis réception et levée des déviations.
Préparez l’information des usagers : panneaux d’information deux semaines avant le début des travaux, communiqués de presse dans le journal local, et signalisation de chantier claire avec dates prévisionnelles de fin. Une bonne communication réduit les tensions et améliore l’acceptation du projet, surtout si les travaux génèrent des gênes temporaires importantes.
Indiquez les indicateurs à suivre pour vérifier l’efficacité du plan amenagement trafic L1H1 : comptages de contrôle six mois après la mise en service, relevé des vitesses pratiquées pour vérifier que les aménagements ralentisseurs fonctionnent, et bilan d’accidentologie après deux ans pour mesurer les gains de sécurité. Mentionnez enfin la possibilité d’ajustements ultérieurs : modification des cycles de feux si les files d’attente persistent, ajout de panneaux ou de marquage si des comportements dangereux sont observés, ou renforcement de l’éclairage si des zones d’ombre subsistent. Cette approche évolutive montre que le dispositif n’est pas figé et que vous prévoyez un retour d’expérience constructif.
En suivant cette méthode structurée, vous disposez de tous les éléments pour produire un plan d’aménagement trafic L1H1 complet, argumenté et opérationnel. Chaque choix technique repose sur un diagnostic factuel, chaque proposition répond à un besoin identifié, et chaque document graphique facilite la compréhension du projet. Vous êtes désormais en mesure de défendre votre dossier auprès des décideurs, des services instructeurs et des usagers concernés.
- Plan aménagement trafic l1h1 : réussir votre dossier de a à z - 5 février 2026
- Gestea-senior.fr avis : ce qu’il faut vraiment savoir avant de vous lancer - 5 février 2026
- Ford everest 2024 : le guide complet avant d’acheter - 4 février 2026




